Aller au contenu principal
Communiqué de presse

Le musée de Stuttgart remet une toile pillée par les nazis à la succession de Max Stern


Dixième restitution d’œuvre d’art en dix ans pour un projet piloté par l’Université Concordia

Berlin, le 5 mars 2013 – Pour la première fois depuis le début, il y a dix ans, du Projet de restitution des œuvres de la collection Max?Stern, un musée allemand a rendu un tableau à la succession du regretté marchand d’œuvres d’art germano-canadien d’appartenance juive. L’Université Concordia, à Montréal, au Canada, agissant au nom des exécuteurs testamentaires de Max Stern et des trois établissements d’enseignement supérieur qui en sont les bénéficiaires (universités Concordia et McGill de Montréal, et Université Hébraïque de Jérusalem), annonce la restitution d’une toile de la première Renaissance nordique ayant appartenu à M. Stern.

la Vierge à l’Enfant attribué au Maître de Flémalle

Lors d’une cérémonie organisée à l’ambassade canadienne à Berlin, en présence de représentants du gouvernement du Canada, de l’État du Baden-Württemberg et de la Staatsgalerie Stuttgart, un tableau de la Vierge à l’Enfant attribué au Maître de Flémalle (1375-1444) a été reçu par Clarence Epstein, de l’Université Concordia, qui dirige le projet de restitution.

<<< La Vierge à l’Enfant attribué au Maître de Flémalle

Cette conclusion a été rendue possible entre autres par le travail des chercheurs de la Staatsgalerie et de l’équipe spécialisée du Holocaust Claims Processing Office (HCPO) du Department of Financial Services de l’État de New York, qui a joué un rôle important dans la défense des revendications de la succession de Max Stern depuis le lancement du projet.

« Nous sommes très reconnaissants du soutien fidèle que nous ont accordé le HCPO, les maisons internationales de vente aux enchères et des agences comme Interpol et le Department of Homeland Security des États-Unis, déclare Alan Shepard, recteur de l’Université Concordia. Plus de 400 toiles n’ayant pas encore été rendues, notre défi le plus pressant consiste à encourager un certain nombre d’autres musées actuellement en possession de tableaux de la collection Max?Stern à suivre l’exemple de la Staatsgalerie. »

La restitution de Stuttgart coïncide avec le 100e anniversaire de la fondation de la galerie Stern à Düsseldorf par le père de Max Stern, Julius. Cet établissement était autrefois l’une des plus prestigieuses galeries commerciales de la ville, entretenant des liens avec des musées de toute l’Allemagne. Au milieu des années 1930, avec la montée du nazisme et l’expulsion des membres juifs de la Chambre des beaux-arts du Reich – division de la Chambre de la culture du Reich de Joseph Goebbels – le sort de la galerie était scellé. La Vierge à l’Enfant est un de plusieurs tableaux cédés par Max Stern afin d’obtenir un permis de sortie pour sa mère, Selma.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Max Stern a été interné en Angleterre et au Canada, puis s’est établi à Montréal en 1941. Au cours de la décennie suivante, il a entrepris ses propres démarches de restitution. Le gouvernement du Canada lui a fourni des lettres de présentation adressées aux diplomates européens, et des membres des Forces canadiennes en garnison en Allemagne ont contribué à la récupération de deux de ses tableaux. Max Stern allait devenir l’un des plus importants marchands d’œuvres d’art de l’histoire du Canada, jetant des ponts entre artistes et collectionneurs, au pays et en Europe.

« La confiscation et la vente forcée de biens culturels se sont produites à une échelle sans précédent au cours de la Seconde Guerre mondiale, et il s’agit non seulement de vol, mais d’atteinte à l’identité culturelle, déclare Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, qui était présent à la cérémonie de restitution. Le gouvernement du Canada est déterminé à faire davantage de sensibilisation au sujet de l’Holocauste et à continuer à lutter contre l’antisémitisme. »

La restitution du tableau de Stuttgart a eu lieu dans le cadre d’un événement de plus grande envergure, soit l’accession du Canada à la présidence de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste pour l’année à venir. Cette fonction était assurée l’an dernier par la Belgique. L’Alliance est un organisme intergouvernemental qui cherche à obtenir l’appui de responsables politiques et sociaux pour faire reconnaître la nécessité de l’éducation, de la mémoire et de la recherche au sujet de l’Holocauste. 

Liens connexes:


Source

Nadia Kherif
Nadia Kherif
Public Affairs
514-848-2424, ext. 4187
nadia.kherif@concordia.ca
@MediaNad



Retour en haut de page

© Université Concordia